Issue

La seule issue serait que, à rebours du slogan totalitaire, tout ne fût pas politique, soumis aux forces organisées, mais qu’il y ait encore de l’anthropologique en amont et sous-jacent. Un humus d’où l’instinct d’humaine conservation résiste encore aux volontés d’inhumaine puissance. En fait, l’idée suivant laquelle, tout était politique, n’a servi jusqu’ici qu’à légitimer toute destruction. Mais ceux qui partagent les vues de Simone Weil sur la suppression des partis politiques ne peuvent que s’interroger sur leur désir et leur cohérence – en termes de projet et de moyens –  de faire à leur tour parti(e). Quel que soit le nom dont on camouffle ce parti : fédération, coordination, organisation, réseau, etc.

Et de toutes façons, que reste-t-il à sauver ? Fors l’honneur de résister à la destruction par les puissants, de cette nature dont nous participons.
Soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libre.
Mais pour renverser le cours de la destruction, vu la peur, la haine et le mépris que suscitent aujourd’hui la nature et le vivant (chez les proto-hommes machines), il faut en première urgence que nous, écologistes radicaux et véritables Verts, restaurions notre histoire, notre culture, notre corpus théorique, littéraire et artistique de Epicure à… mettons Ted Kaczynski – et à l’exclusion de l’imposteur Martin Heidegger.
Pour que nous puissions répandre nos idées et l’histoire de nos idées, il nous faut les connaître nous-mêmes. Et l’on verra alors que nous disposons d’un héritage intellectuel et artistique d’une richesse et d’une ancienneté merveilleuses au regard des misérables courants industrialistes et saint-simoniens. Qu’ils soient marxistes ou libéraux. L’humanité n’aura une chance de survie que lorsque le dernier technocrate et le dernier capitaliste se seront mutuellement dévorés dans un désert dévasté par leurs appétits de puissance.

Pièces et main d’œuvre