SOS climat

Compagnons

En réponse une nouvelle fois à votre appel à manifester, je vous joins certaines PJ qui devraient nous permettre ‘ un pas de côté » en faisant des propositions qui devraient éviter d’alimenter  la « doxa » et sa gouvernance à poursuivre des comportements dictatoriaux  face aux « Gens de peu » que nous sommes  (celles et ceux qui ne veulent pas le pouvoir).

Pendant encore combien de temps allez vous rester des « Contres » par des manifestations qui n’encouragent que les « Pours » ?

Il serait temps de comprendre  » que les choses sont sans espoir et cependant être décidé à les vouloir changer » Scott Fitzgerald

Pour le temps qu’il nous reste avant que « le dernier qui s’en ira éteigne la lumière  » utilisons déjà le travail de recherche déjà fait et  qui pourrait nous faire prolonger ce temps  .

Pas de complot, pas de pétition, pas de défilé, pas de manifestation , juste cet appel à faire suivre !

Le temps de l’action est venu ! Le COVID-19 a démontré que l’humanité a la capacité de reconnaître une crise mondiale et d’y réagir, en trouvant des ressources là où aucune ne semblait disponible et en prenant rapidement des mesures sans précédent pour riposter à la pandémie.

Les changements climatiques posent à l’humanité un défi encore plus grand que le nouveau coronavirus, un défi qui menace littéralement notre survie sur le long terme. Nous devons réagir à cette menace en prenant des mesures pour enrayer les changements climatiques.
En même temps, nous devons nous employer à éviter les décès et les dommages dont les catastrophes climatiques sont déjà la cause. Nous devons tous, gouvernements, donateurs, humanitaires et communautés du développement, du climat et de l’environnement, populations civiles, agir efficacement avant qu’il ne soit trop tard. Ne laissons pas passer la possibilité de le faire et devenons des « TERRESTRES RESPONSABLES »

Bernard Bruyat

OPDLM Pas de côté

Les solutions existent 

Les plans de relance d’envergure qui sont mis au point dans le monde en riposte au COVID-19 sont l’occasion de reconstruire en mieux – par un relèvement non seulement vert mais aussi adaptatif, en investissant des fonds dans des mesures destinées à rendre les communautés plus sûres et plus résilientes. Le rapport fait le point en détail, à travers sept chapitres, sur les risques de catastrophe qu’engendre l’évolution du climat et analyse les mesures qui doivent être prises pour en combattre les conséquences pour l’humanité : « Réduire les risques et renforcer la résilience : limiter au minimum les conséquences des phénomènes extrêmes potentiels et prévus » ; « Respecter l’environnement : renforcer la viabilité environnementale des opérations d’urgence et de relèvement » ; [pour la] « Gouvernance des risques de catastrophe adaptée au climat : garantir des cadres réglementaires inclusifs et cohérents » ; « Financement intelligent : faire parvenir l’argent là où il est le plus nécessaire ». Voir en PJ LE REVENUE INCONDITIONNEL D’EXISTENCE

Le rapport du FICR déploie aussi des recommandations :

Devenir climato-intelligents

Les acteurs de l’humanitaire, du développement, du climat et de l’environnement, doivent être beaucoup mieux préparés à agir sur la base de prévisions (en fournissant des espèces, des trousses d’articles d’assainissement et d’hygiène ou des kits « abris » et en mettant en place des mesures de préservation des moyens de subsistance, telles que l’évacuation du bétail, entre autres), y compris par la voie du financement fondé sur les prévisions.

Le Rapport sur les catastrophes dans le monde 2020 fait valoir qu’il est temps de donner une ampleur accrue à cette approche, en l’incorporant tant dans les lois, politiques et plans nationaux relatifs à la gestion des risques de catastrophe, que dans les procédures et pratiques des donateurs et des organisations de l’humanitaire.
Il est impératif, à cette fin, de tenir pleinement compte de ce que la science nous dit sur les risques qui s’annoncent, et d’agir en conséquence, tout en sachant que ces risques peuvent être très différents de ceux du passé, même récent.

Il faut donc combiner la connaissance que nous avons des vulnérabilités et des capacités à celle que nous avons des risques futurs possibles à différents horizons (y compris les prévisions météorologiques, les prévisions saisonnières et les projections en matière de changements climatiques).

En ce qui concerne les programmes de gestion des risques, tant les prévisions à long terme que les prévisions à moyen terme/saisonnières peuvent être essentielles pour la planification et l’investissement, tandis que les prévisions à court terme devraient déclencher une action anticipative.

Le financement fondé sur les prévisions et les approches similaires ont de loin dépassé la phase de démonstration de faisabilité, puisque la Fédération internationale, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d’autres partenaires les ont intégrés à leur action dans plus de 60 pays à ce jour. Pour que des vies soient sauvées, tous les systèmes d’alerte précoce doivent atteindre les personnes les plus à risque, être facilement compris par elles et suivis d’effets, et les investissements dans l’alerte précoce doivent s’accompagner d’investissements équivalents dans l’action rapide. Parallèlement, l’information sur les risques et les groupes particulièrement vulnérables qui est collectée pour élaborer des systèmes d’alerte précoce et d’action rapide peuvent, sans discontinuité, éclairer la planification à long terme en matière d’adaptation et de réduction des risques (ce qui n’est que rarement le cas aujourd’hui !). Par exemple, en même temps que des investissements sont faits dans des systèmes d’alerte précoce aux inondations pour les communautés vulnérables, il faut rendre les infrastructures essentielles plus résilientes aux risques prévisibles, et souvent croissants, d’extrêmes météorologiques et d’élévation du niveau des mers.

Définir les bonnes priorités

Notre objectif collectif est de mettre tout le monde à l’abri des catastrophes, mais les communautés les plus exposées et les plus vulnérables aux risques climatiques devraient être notre priorité absolue et le centre de notre attention.

Le Rapport montre que le financement international de l’action climatique et de la réduction des risques de catastrophe ne suit pas le rythme des besoins en adaptation des pays à faible revenu, et que la priorité n’est pas donnée aux pays aux capacités d’adaptation les plus limitées et les plus exposés aux risques.

En outre, bon nombre de lois relatives à la gestion des catastrophes et de plans nationaux d’adaptation ne prescrivent pas clairement de s’intéresser en priorité aux personnes les plus à risques, et de veiller à ce qu’elles participent à la prise de décisions. Si les populations et les communautés les plus à risque sont loin d’être partout les mêmes, les habitants des bidonvilles, les migrants et les personnes déplacées, les communautés autochtones, les personnes âgées et les personnes handicapées, ainsi que les personnes qui ont une orientation sexuelle, une identité de genre, une expression du genre et des caractéristiques sexuelles différentes figurent parmi les groupes le plus fréquemment laissés pour compte.

Intégrer et localiser l’approche

Il peut sembler que l’ « intégration » n’est pas une approche particulièrement révolutionnaire de la crise climatique mondiale, pourtant elle est indispensable. Les principaux cadres réglementaires mondiaux – les ODD, le Cadre de Sendai et l’Accord de Paris – appellent déjà à des approches intégrées de l’adaptation aux changements climatiques, de la réduction des risques de catastrophe et du développement.
Toutefois, peu de lois et de politiques nationales relatives à la gestion des risques de catastrophe intègrent pleinement l’adaptation aux changements climatiques, et certains États emploient des mécanismes institutionnels et des processus de planification parallèles et distincts pour l’adaptation aux changements climatiques, la gestion des risques de catastrophe et le développement.

De même, les sources internationales de financement de l’action climatique, du développement et de l’humanitaire ne sont pas intégrées, et opèrent souvent de façon non coordonnée, ce qui laisse des lacunes dans la couverture, en particulier le soutien aux intervenants locaux et à l’action au niveau des communautés. Les organisations humanitaires et de la société civile locales peuvent anticiper, réagir et appuyer le relèvement des communautés touchées si ces communautés ont les ressources dont elles ont besoin. Il est extrêmement difficile aux groupes de la société civile d’accéder au financement multilatéral de l’action climatique, et un angle mort collectif peut priver de soutien le renforcement à long terme des capacités institutionnelles des intervenants locaux en cas de catastrophe.

S’attaquer ensemble aux conséquences humanitaires de la crise climatique

Les problèmes ne sont pas seulement financiers. Le rapport fait valoir qu’il est temps de cesser de faire comme si de rien n’était et de passer des paroles aux actes. Ce qui doit être fait est en grande partie connu depuis des années – la mise en place n’a simplement que trop tardé. Mais nous devons aussi amplifier certains des nouveaux enseignements que nous avons tirés récemment de notre environnement modifié. Le FICR préconise un certain nombre de recommandations, tant à l’attention des différents gouvernements du monde, qu’aux organisations humanitaires, aux institutions et aux experts des changements climatiques, mais aussi au commun des mortels, à nous tous.