Pensées et Paroles Indociles

OSER REGARDER, PENSER, AGIR, AUTREMENT
POUR UNE VERITABLE « REVOLUTION MENTALE ET ANTHROPOLOGIQUE »
Produit par Roger BUNALES – citoyen ordinaire – 27 Allée du Pont Moulin – 37400 Amboise
Tél : 02 47 23 29 75 –  roger.bunales@wanadoo.fr

C11-Politique – Sept. Oct. Nov. Déc. 21

Cahier d’expression citoyenne

LE, LA, POLITIQUE

INSTRUMENT DE TOUS LES « POUVOIRS »,

DANS TOUS LES DOMAINES QUI STRUCTURENT LES SOCIETES.

UNE « INVENTION » SPECIFIQUEMENT HUMAINE. RENDUE DELIBEREMENT « TARABISTOUILLEUSE » PAR CEUX QUI LA DETERMINENT, EN ABUSENT, EN VIVENT ET S’ACCAPARENT AINSI LE POUVOIR DE DECISION.

Mettons-nous bien en tête que nous ne progresserons pas vers une société « d’HUMANITUDE » qui s’impose comme notre unique « destin », tant que les êtres humains, « Homo-Sapiens » que nous sommes, accepteront de vivre dans une société de « CLASSES », avec ses « dominants » et ses « dominés ».

Dans une telle société, sévit le « HIERARCHISME », la « MERITOCRATIE », « l’ELITISME », la « DELEGATION DE POUVOIR », la « DOMINATION et L’EXPLOITATION DE L’HOMME, de la FEMME et du PAUVRE, par l’HOMME LUI-MEME », la recherche, en vain, de « L’HOMME PROVIDENTIEL », « L’ACCOMODEMENT DES DIEUX » aux FOLIES HUMAINES.

Une telle société est la NEGATION de toute LIBERTE REELLE, de toute EGALITE REELLE, qui plus est, de toute FRATERNITE. En un mot, de toute DEMOCRATIE.

Refusons, dans nos têtes et dans nos actes, de nous « faire complices de ceux qui nous courent sus » comme nous le conseillait déjà La Boétie il y a 500 ans et alors, peut-être, nous connaîtrons le progrès social ? Peut-être avancerons-nous vers notre HUMANITUDE ?

Et n’oublions jamais que la qualité d’une civilisation ou d’une société ne se mesure pas à la quantité de lois, de décrets, d’interdits, de violences, qu’elle génère, mais au contraire, A SA CAPACITE A S’EN PASSER.

AVANT PROPOS

Le domaine « POLITIQUE » est donc par excellence, avec les diverses institutions qui en dépendent : la « justice », la « Police », « l’Armée », la « Fiscalité », « l’Ecole et l’Education », etc. L’instrument essentiel de l’exercice des « Pouvoirs ».

Ce domaine s’est au fil des siècles « civilisé », ce qui ne veut pas dire amélioré. Il s’est adapté aux divers rapports de forces qui se sont exercés dans la société, prenant toujours, hélas, d’abord en compte les besoins et intérêts des classes dominantes. C’est ainsi qu’en France, depuis la Révolution de 1789, ce sont les aristocraties « Bourgeoises », capitalistes, financières et libérales, en un mot les « RICHES », qui imposent leurs volontés en dominant, de manière plus ou moins claire, évidente ou manipulatrice, le système politique, le système médiatique et l’ensemble d’un « petit monde » qui les sert dans tous les domaines.

Il en est ainsi depuis 1793, date à partir de laquelle la bourgeoisie a réussi à éliminer des « Comités de Salut Publics », l’influence du petit peuple. Notamment des « sans culottes », dont elle avait eu besoin pour vaincre la Monarchie et qui en prenaient un peu trop à leur aise avec les promesses de « Démocratie » qu’on leur avait fait espérer.

On dit et il semble bien qu’il en fut ainsi, qu’une des méthodes en fut simple. Les bourgeois, qui avaient l’argent et le temps, programmaient les réunions en journée, pendant que les manouvriers étaient au travail. Ils pouvaient ainsi, en toute tranquillité, imposer leurs choix politiques. Si nous ajoutons à cela, que seuls pouvaient voter ceux qui payaient l’impôt, et la mainmise de la religion sur les comportements des individus, le pouvoir des riches était complet.

Toutes les leçons et livres d’HISTOIRE ESTOMPENT CETTE TRAME DE BASE, en la noyant dans les errances, contradictions, manipulations et autres « terreurs » de l’événementiel.

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De l’Economie vitale et notamment du commerce et de l’industrie, dominés alors par les bourgeois, est donc née la Politique telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Cependant, la « Politique » organisée, institutionalisée, et toujours instrumentalisée, est née et s’est développée dès, avec et par, le Néolithique. (Entre moins 12.000 ans et nos jours) La Sédentarisation humaine, l’Urbanisation, l’Agriculture, l’Elevage, la Propriété, en particulier des terres et des moyens de production, le Commerce, les Poids et mesures, les Monnaies, les modes et rapports de production, les arts eux-mêmes, etc. ont fait naître un besoin de « règles », de standardisations, de normes, de protection de l’ordre établi.

Aparté : Notons, pour ne pas l’oublier, que même la vraie « démocratie » qui reste à inventer et à mettre en pratique, quand bien même elle aurait besoin d’un certain désordre pour naître, aura besoin de « Règles nouvelles ». Elle devra notamment rechercher la contribution de tous aux DECISIONS, dans

« l’égalité et si possible l’unanimité ».

Quelques historiens voient dans « l’âge de bronze » – Moins 6000 ans avant JC – une sorte de « rupture » avec le néolithique, voire même l’origine des « guerres » grâce à la naissance d’armes plus sophistiquées (Epées de bronze). C’est faire bien peu de cas du néolithique et en particulier de ses défauts qui ont traversé les âges pour nous empoisonner encore aujourd’hui. 

En fait, toute l’histoire humaine confirme cette évolution qui traîne, avec et en elle, des défauts assez rédhibitoires que nous avons tendance à vouloir ignorer. Et ces « défauts », ces « tares », sont encore, plus ou moins inconsciemment, en usage.

Par exemple :

Le « Hiérarchisme » : Avec le néolithique, l’essentiel des sociétés humaines s’est en effet structuré en mode « Hiérarchique ». Vieux restes d’animalité, esprit de « Meute » ? Rapports de forces ? Un certain « grégarisme naturel » ? Des Croyances ? Les institutions religieuses naissantes ? Quelques instincts parasites ? Les hasards et nécessités ? C’est sans doute un peu de tout cela qui a façonné notre évolution ainsi que nos rapports sociaux « hiérarchisés » et tourmentés ?

Il faut cependant avoir conscience de deux choses :

–       D’une part, cette forme d’organisation sociétale n’est qu’une des « expériences » de la nature, expériences inhérentes à l’évolution du vivant. C’est avec et à partir de cette forme « expérimentale » de l’évolution que le temps, valide ou non, la suite ou la fin de ces « expériences évolutives » et en particulier que disparaissent des « lignées » entières d’individus ou de civilisations. (Voir cahier Homo-Sapiens)

–       D’autre part : Il semble bien que nous vivions précisément le rejet de cette expérience hiérarchisante, en raison de ses conséquences négatives qui menacent le monde vivant et font obstacle à l’évolution de l’HUMAIN. Notamment, obstacle au désir généralisé d’humanité et à la naissance de la véritable « démocratie » qui lui est indispensable.

On ne s’étonnera donc pas des positions « partagées » ou « fluctuantes » (Forme de désordre nécessaire) qui naissent de cette évolution hasardeuse, qui se traînent dans le temps par-delà les générations et qui explique la lente évolution des consciences.

La Prédation : La prédation, sans doute héritée du temps où l’humain survivait par la chasse et la cueillette, est un autreélément important sublimé par le néolithisme. Il a contribué à construire la « politique ». Sans doute que cette « caractéristique » de l’humain, qui a permis à l’espèce de se hisser au sommet de la pyramide animale et de la chaîne alimentaire, était-elle une nécessité ? Mais force est de constater que nous passons aujourd’hui le trait. Nous le passons au point même que notre « boulimie » fait que nous dépassons les capacités de la planète dans nos consommations.

Quand je dis « NOUS », c’est pour aller vite. En fait, certains, qui prédominent, se « goinfrent » pendant que d’autres, le plus grand nombre, crèvent de faim, de tourments et de misère au milieu de l’opulence.

Et cela nous vient de loin : Avec le néolithique est venue la « propriété » et avec elle, s’est exacerbé le besoin de la défendre et de l’agrandir. Les besoins de son exploitation ont fait naître « l’Esclavage ». Ont commencé les guerres de conquêtes, les constructions d’Empires, les crimes d’intérêts et leurs sauvages hécatombes. Le tout résultant toujours de choix « politiques » des pouvoirs dominants.

Et si nous regardons objectivement le « présent » il est évident que peu de choses ont changé. Nos productions industrielles saccagent les terres, l’eau, l’air et mettent en péril le devenir humain. Nos expéditions hors frontières, ne relèvent-elles pas de ces mauvaises « manières » ?

Aparté : A PROPOS DE « RESPONSABILITES ». Quand je dis « NOS », ce n’est pas parce que je mets tout le monde dans le même sac. Il y a une différence de « responsabilités » entre les pouvoirs dominants qui décident des choix politiques pour mieux se goberger et l’immense masse des individus qui, dociles, soumis au pouvoir, à ses règles et à ses « frasques », parfois à ses crimes, accepte ces choix sans s’y opposer.

Se trouve quand même posée par cette situation, l’IMMENSE RESPONSABILITE de NE RIEN FAIRE.  Ne rien faire ne nous exonère pas de nos responsabilités.

QUEL QU’EN SOIT LE MOBILE, NE RIEN FAIRE RESTE UN ACTE COMPLICE.

En Afrique par exemple, on nous invite à croire que nos militaires défendent les intérêts de la « France » alors que ce sont les intérêts des « Bolloré », « Total », « Aréva » et autres multinationales de la voyouterie qui sont plus ou moins protégés. L’ignorance de cette « réalité » n’est pas une excuse pour justifier le silence assourdissant qui enrobe ces interventions.

Le culte de « L’Homme Providentiel » ou de la « Personnalité ». Malgré les échecs et déboires répétés de ce type de structuration sociétale, (Y compris dans les pays dits « Socialistes » ou « Communistes), dans des formes diverses, le recours à un « Chef de meute » reste en vogue.

Par le vote, par la violence, (Coup de force d’une mafia), par référence à un dieu (Charia), ou à des « Valeurs » dites « Républicaines », par habitude (Chef de famille ou Patron), ce culte systématiquement en échec et source permanente de conflits, se perpétue.

Quelle que soit sa forme, l’espèce humaine n’a pas encore réussi à se soustraire entièrement à cette dramatique habitude héritée du « Religieux et du Dieu tout puissant » que d’aucuns invoquent encore avec ardeur, sans jamais aucune marque de réussite d’ailleurs. Il suffit de voir avec quelle vigueur certains de nos concitoyens, bien que très minoritaires, se font sujets serviles ou en recherche d’un « guide », genre « Adolphe Zemmour, Le Pen, Micron ». Sans doute craignent-ils de se sentir « orphelins » d’un pouvoir raciste, autoritaire, monarchique et faussement sécuritaire ? Sans doute croient-ils encore à la validité de cette organisation ?

Et n’oublions pas de jeter un œil critique, de ce point de vue, sur une « opposition » incapable elle-même, à ce jour, de se soustraire à cette tare.

Cette « pseudo opposition » n’a pas encore compris que sa « vocation » n’est pas de s’emparer du POUVOIR, pour imposer sa loi à elle, serait-elle meilleure que celle existant, ce qui revient à ne rien changer.

Mais que SA VOCATION est d’inventer une organisation sociétale du PARTAGE EGALITAIRE, REEL DU POUVOIR DE DECISION.

Aparté d’actualité : Je conseillerais vivement à ce propos de relire le premier rapport annuel du Comité National d’ETHIQUE présenté par Lucien Sève. Celui-ci explique en substance que le comité n’a pas jugé bon de VOTER sur ce rapport considérant qu’en toute bonne morale démocratique, il n’était pas judicieux, ni normal, qu’une « majorité » qui ne saurait avoir entièrement « raison », impose par un vote, son point de vue à une « minorité » dont les remarques et idées ne pouvaient être ainsi, négligées, voire « éliminées ». En effet, à partir d’un vote qui divise et oppose les êtres humains, pourquoi pas la « guerre » ?

Je me permets de considérer que nous sommes là devant un premier et immense pas, dans la construction de la démocratie de demain.  

Le vote est un « raccourci » dangereux, qui, au prétexte d’urgence et « d’obligation » de choisir, pousse sous le tapis de l’histoire les « contradictions » qui ont vocation à être « RESOLUES » et non à être laissées, au risque d’aggravation, en pâture aux générations suivantes.

Je sais, par nombre de mes amis, que le droit de vote et l’obligation d’en user quel que soit l’enjeu, est considéré par eux comme un « sommet » de la démocratie. C’est un comble quand, dans notre système actuel, un individu peut être « élu » Président Monarque du pays par moins de 20% des électeurs inscrits et alors que plus de 50% des électeurs répudient le système en ne votant pas,

Laisser croire que l’élection présidentielle actuelle, permet de choisir est un leurre. Le système électoral a comme seule vocation, de CONSERVER le pouvoir dominant aux riches.

Au premier tour, après avoir semé le « capharnaüm » dans les esprits, les véritables oppositions se trouvent éliminées. Reste pour le second tour à choisir entre la « peste et le choléra ». C’est ainsi que prétextant le risque Le Pen, on a même entendu des communistes dire qu’ils voteraient Macron. C’est affligeant.

Le VOTE aujourd’hui, dans le système actuel, est une « délégation – abandon » du pouvoir de décision » sans contre-pouvoir, au seul profit des « dominants », par des « citoyens qui de fait se font « sujets ».

C’est également l’apport d’un alibi « démocratique » à un système totalitaire aux mains de voyous. Peu de temps avant l’effondrement de l’URSS, l’élection des dirigeants soviétiques par presque 100% des électeurs faisait sourire à juste raison.

Mais chez nous, aujourd’hui ?  N’est-ce pas à pleurer ?  En 1958, les communistes et quelques gens de gauche appelaient à dire NON à la constitution de la 5ème République. Ils en avaient une vision prophétique. Leurs arguments montraient déjà les travers « monarchisants » du Présidentialisme. Et alors qu’aujourd’hui plus de la moitié des électeurs Français, édifiés par l’expérience, répudient le système en s’abstenant, c’est cette « gauche » qui, entretenant les illusions démocratiques du système, les invitent à voter et donc à le « cautionner ». Va comprendre.

La Servitude volontaire : Sur cette autre tare, La Boétie a tout dit, je n’en rajouterai pas, sinon pour remarquer que la prise en compte de ses remarques faites il y a 500 ans commencent tout juste à influer sur les comportements sociaux.

Nous remarquerons cependant que d’immenses efforts sont produits par les « dominants », via les médias qu’ils se sont accaparés, pour engendrer, chez les « dominés », en surfant sur les pires travers qui trainent dans les mentalités, des réactions de Racisme, de Xéno – Homo – Phobies, d’Eugénisme, de Peurs de « l’autre ».  

Abaisser l’être humain, l’inviter à se rouler dans la fange, dans ce qu’il porte de pire, semble bien être le moyen privilégié utilisé avec un certain succès par les dominants, pour entretenir tout ce qui nuit au meilleur de l’humain et préserver leur domination. Remarquons tout de même que tout comme il en va de la « publicité », le rendement du procédé est sérieusement en baisse et c’est très bien ainsi.

La Société de « CLASSE » : Qui est donc née par le « néolithisme », arrive aujourd’hui au paroxysme de ses défaillances. La politique, quels que soient les oripeaux et artifices dont on l’habille, est toujours faite par et uniquement pour, la classe dominante, pour servir ses seuls intérêts et nourrir ses addictions maladives au pouvoir, à l’argent et au pillage.

La classe dominante est aujourd’hui constituée par une minorité de Bourgeois, riches, capitalistes, financiers, dits « Libéraux », prédateurs du travail humain, cannibales qui se bouffent même entre eux. Ces « voyous » (Apriori qui n’engage que moi) sont organisés en bandes mafieuses autour des banques, des multinationales, du commerce, du CAC40, de l’Europe et autres organismes et clubs plus ou moins occultes. Les plus riches sont les plus influents, ils président les conseils d’administration, les directoires. Ils y imposent leurs choix égoïstes et le plus souvent aberrants. Ils phagocytent avec leurs « Lobbies », les lieux décisifs. Le tout est dominé par quelques oligarchies sans aucune humanité et notamment par les milliardaires américains qui se posent en gendarmes d’un monde.  Monde qu’ils s’approprient sans vergogne.

L’un d’entre eux, un certain Warren Buffet, n’a-t-il pas dit en octobre 2012 :

« La lutte des classes existe. C’est ma classe, la classe des riches ; qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner ».

Sans doute était-il très impudent et imprudent, même si les faits semblent lui donner raison. Mais de tels propos me confirment, au vu des perspectives mortifères qui en résultent, que nous avons à faire, (et ce n’est pas pour les excuser,) à de GRANDS MALADES MENTAUX, ADDICTES au POUVOIR, à L’ARGENT, au PILLAGE et au MEPRIS absolu de leurs congénères. Malades qu’il est grand temps de soigner sérieusement, en les écartant de tout « pouvoir politique ». On ne laisse pas le pyromane jouer avec des allumettes.

Aparté : on a l’impression que ce système « Capitaliste » devient une entité incontrôlable, aussi anonyme que les sociétés qui le composent. En fait, il n’en est rien. Derrière cette « Monstruosité » s’agitent des individus en chair et en os. Plongez un peu dans « internet » pour savoir qui sont les principaux actionnaires des sociétés du CAC40. Vous pourrez voir comment, dans un imbroglio impossible, nos « milliardaires » pillent le travail humain et sèment la misère.

Notons que les sociétés soi-disant anonymes n’ont rien d’anonyme. Tous les « actionnaires », grands et petits, en sont connus, ne serait-ce que pour recevoir leurs « dividendes.

En passant, je veux faire une remarque sur le degré d’allégeance plus ou moins consciente aux riches qui atteint même des individus qui se prétendent de « gauche ».

Dans l’Humanité du 8 décembre 2021, un journaliste écrit : « Les riches détruisent le climat. Comment les faire payer ? Et il s’emberlificote dans des explications tortueuses sur les possibilités de taxation des riches, responsables des productions de CO2.

Mais n’est-il pas délirant de ne pas même envisager la disparition, par les volontés populaires mobilisées à cette fin, des POSSIBILITES DE S’ENRICHIR en exploitant le travail humain. Comment penser que soutirer aux riches quelques pour cents de leur fortune frauduleuse bien que légale (Et encore pas toujours) peut résoudre le problème du réchauffement climatique et la menace de disparition du vivant ?

Comment, devant une telle pagaille mentale, s’étonner de voir les « forces de gauche » patiner dans la semoule ?

L’histoire à venir nous dira si les peuples dits « civilisés » ont osé faire « fondre » le « pot de fer », pour inventer et lui substituer une réelle DEMOCRATIE dont ils ont besoin ? Dont LA VIE a un urgent besoin ?

Ces diverses « maladie » issues de notre histoire et jamais « soignées » sont dangereuses et contagieuses.

Si nous nous observons bien, nous constatons que :

D’une part : Nous survivons et nous nous développons essentiellement grâce à l’empathie, aux solidarités, aux coopérations humaines que nous cultivons du mieux que nous pouvons et qui préservent l’avenir, malgré les outrages et obstacles, malgré ceux d’entre-nous, qui constituent les « aristocraties dominantes », et qui portent en eux, dans leurs comportements vaniteux et vains, les pires de ces « travers ».

            D’autre part : Force est de constater que si le système fonctionne toujours, (Heureusement de moins en moins bien), c’est peut-être qu’encore, un trop grand nombre d’entre-nous supporte ou accepte cet état de fait comme une « fatalité » naturelle et immuable. Ou encore, que ce trop grand nombre considère, avec une pointe d’admiration, les actes crapuleux de ces mafias de la finance et du commerce, comme la marque de leur « intelligence » et une « Réussite », qu’ils essaient eux-mêmes d’atteindre ou d’entretenir ?

LA CINQUIEME REPUBLIQUE

De nos jours, depuis 1958, dans le cadre de notre 5ème République : La « politique », les « Partis Politiques », comme le petit monde de nos « concitoyens », qui fait « profession » de celle-ci, ont mauvaise presse. Ce n’est pas sans de bonnes raisons.

En premier lieu, voyons la plus évidente. Ceux-ci sont essentiellement et délibérément mobilisés au service du « Dividende » et des plus riches bourgeois, financiers, de la classe dominante. Même les « oppositions » sont « manipulées », « instrumentalisées », tenues par la barbichette des financements d’état, pour donner un semblant de crédit démocratique à un système de plus en plus totalitaire, sécuritaire et de fait monarchique.

Mais par ailleurs, ces individus qui prédominent, aveuglés par leurs addictions au pouvoir, à l’argent, au pillage et à l’appropriation des richesses produites par le travail, ne se rendent pas compte qu’un tel système de pouvoir, de « Rapports hiérarchiques de pouvoir et de domination », entre en conflit avec une « intelligence collective humaine » qui devient adulte.

Dans ce monde d’aujourd’hui, où tout individu aspire au RESPECT et à compter pour UN, dans L’EGALITE et la LIBERTE, les conflits se développent. La « délégation de pouvoir » (Le vote) sans cesse décevante parce qu’elle est la NEGATION de ces deux valeurs pourtant affichées sur nos Mairies, transforme les « élus » en « CITOYENNICIDES », situation incompatible avec les aspirations de l’individu à devenir CITOYEN et DECIDEUR.

On se demande bien pourquoi ces gens, qui ont prétention à diriger le monde, à le commander, se demandent pourquoi, dans notre système politique actuel, ils sont REPUDIES par plus de soixante pour cent, (une MAJORITE donc) des électeurs, qui refusent de voter ? (Sans compter que parmi les citoyens qui votent, nombreux sont ceux qui le font plus par grégarisme, par devoir ou par peur, que par conviction et adhésion idéologique). Mais c’est pourtant facile à comprendre. Ils méprisent leurs concitoyens, les traitent comme des ennemis pour servir uniquement le « Dividende ».

Cela nous montre les limites de « l’intelligence » de ces « pouvoirs », verrouillés qu’ils sont, dans leurs ornières et addictions.

Comment ne pas être affligé par la façon qu’ont les candidats à l’élection présidentielle en préparation (2022) de se présenter ? Ils n’ont même plus conscience de leur impudeur, de leur prétention et de leur ridicule.

De ce fait, dans de telles conditions, la représentativité, la légitimité des « élus » comme celles des « pouvoirs » qui en résultent, sont plus que contestables. Ils ne sont plus ni respectés, ni respectables. Ils deviennent ILLEGITIMES.

Et les artifices qui consistent (grâce à un système électoral conçu pour cela) à ignorer les abstentionnistes (qui n’ont pas d’autre moyen « pacifique » pour s’exprimer) ou à présenter les résultats des élections en pourcentages par rapport aux seuls « votants» au lieu de les calculer sur la totalité des « ELECTEURS INSCRITS », pour grossir artificiellement leur score, ne fait qu’ajouter à leur ILLEGITIMITE.

Dans une majorité de cas, convaincus qu’ils sont, d’être « faits » pour cette « carrière », grâce à leur « intelligence » supérieure, ils se cramponnent au manche, ne lâchent rien, deviennent vindicatifs et violents vis-à-vis de l’ensemble de leurs concitoyens qu’ils sont sensés « SERVIR » et qu’ils traitent comme des ennemis.

Leur addiction au « pouvoir » les conduit à penser si « menu » qu’ils se montrent incapables de comprendre les aspirations de notre peuple à une nouvelle sorte de DEMOCRATIE. Ils sont incapables de comprendre que leur « histoire » prend fin, qu’elle sera tôt ou tard liquidée par les capacités de l’intelligence collective d’un monde humain qui atteint sa « maturité ».

NE DESESPERONS DONC PAS.

CE SYSTEME ATTEINT SES LIMITES SUPPORTABLES.

Quoi qu’il en soit, en effet, les tares et dangers pour le « vivant » que ce système sociétal de classe porte en lui, apparaissent de mieux en mieux aux yeux des « dominés » et la société en est changée, dans tous les domaines. Même chez les adeptes du système, dans ces « couches moyennes » qui en profitent, s’installe le doute, la perturbation, le désordre mental inhérent aux situations instables. Sans parler de la peur panique qui s’incruste même chez les « milliardaires » qui, pour être avides n’en sont pas moins conscients des menaces qui pèsent sur leur survie. Ils cherchent sans cesse des « parades ». C’est qu’ils ont gros à perdre.

Vous qui êtes si « gentils », avez-vous imaginé un instant les tourments de nos riches malades mentaux ?

Ils ne le disent pas ouvertement, mais ils le pensent si fort que nous pouvons, si nous le voulons, les entendre.

Ils disent : Installer la « LOI DU MARCHE » dans la vie quotidienne des français. Réduire le ROLE de l’ETAT DANS L’ECONOMIE. Réduire les SERVICES PUBLICS à ce qui n’est pas commercialisable. S’accaparer, gérer au profit de l’économie et donc de notre propre enrichissement, TOUS LES BUDGETS SOCIAUX SOLIDAIRES (Sécu, Assedic, Mutuelles, etc.) Accroître nos biens et richesses par les deux bouts du commerce, en ruinant le « producteur » et en volant le « consommateur » et tout cela en laissant à croire que tel est le bien du monde dont nous sommes les bienfaiteurs qui ont REUSSI ? Croyez-vous que ce soit facile ?

Ils se questionnent : Qui donc, pouvons-nous aujourd’hui mettre aux commandes politiques du Pays ? La droite classique avec une Pécresse ? Un peu prétentieuse la bougresse aux dents longues. La droite ultra ? avec une Le Pen ou un Zemmour ? On les a fabriqués de toute pièce pour faire peur, pas pour diriger ! Maintenir une créature issue de nos banques en gardant Macron ? On ne peut pas mettre tous nos œufs dans un seul panier déjà à moitié percé. Réessayer le réformisme et la Social-Démocratie ? Mais même à « gauche », à part les communistes qui en redemandent, on ne fait plus confiance aux « socialistes » tant ils ont déçu, notamment avec « Flamby ». Bref, le choix est compliqué.

Et malheureusement, bien que nous ayons les médias en main, les bavardages trompeurs, les fausses nouvelles et autres faits divers, voire même le Foot, ne réussissent plus à empêcher les pensées subversives de la populace.

Et il n’y a pas que la politique qui nous inquiète s’épanchent-ils dans les salons. La finance et le commerce, les « affaires » ne sont plus ce qu’ils étaient pour les « Hommes d’affaires » que nous sommes.

Nos petites combines et grosses voyouteries pour piller le pays et ses salariés, pour tromper et vider le porte-monnaie du consommateur et pour abuser le citoyen, sont de plus en plus percées à jour. On n’arrive même plus à faire voter les électeurs.

Pourtant, il faut bien inverser le flux.

La rentabilité de nos investissements baisse sans cesse. Chercher les affaires juteuses devient un travail à plein temps. Et pourtant, nous, le travail ? Ce n’est pas notre tasse de thé. On en est même réduits à faire inventer des logiciels pour spéculer en instantané sur les fluctuations au millième des différentes monnaies. On en est même réduits à faire voter des lois nous autorisant à vendre au même prix, dans un même emballage, moins de marchandise. Par exemple les « cocos de Paimpol » : même prix, même emballage que l’an passé, mais 8 kilos dans le sac au lieu de 10. Et le tour est joué : Plus 20% de bénef. Ce n’est pas de l’intelligence ça ?   Vous dites ? De la crapulerie ?  Oui ! Peut-être ? Mais légale.

Aparté : Notons au passage le degré d’inconscience de ces individus qui n’en ont jamais assez et qui jouent avec notre vie.

Prétextant la « crise », bénéficiant, sans conditions, de 400 Milliards d’aides de l’état (Nos impôts ou notre dette), 37 firmes (sauf Bouygues, Alsthom et Pernod-Ricard) annoncent : CINQUANTE HUIT milliards de BENEFICES entre Janvier et Juin 2021, contre QUARANTE QUATRE milliards en 2019. Soit, une progression de 32,9%. Et cela en pleine crise où des millions de salariés et de pauvres se serrent la ceinture. (Chiffres du CAC40).

Mais, à quoi bon pleurer dans les chaumières ?

Vous en avez parfaitement conscience. Dans tous les domaines, le mercantilisme et la canaillerie deviennent la règle. Les « mafias », les « Lobbies » tiennent le pouvoir dans la mondialisation libérale. Il leur en faut toujours plus. Et c’est là que ces individus deviennent violents et dangereux.

En d’autres temps ils avaient recours à la guerre ? C’est aujourd’hui plus difficile. Trouver une nouvelle menace alibi les occupent à plein temps ? L’Islamisme par exemple ? L’émigré ? avec sa sale gueule. Le pauvre ? Ce salaud qui se plaint malgré nos « aides ». Le Chômeur ? Ce fainéant qui profite et fraude l’Assedic. L’Europe ? Ah oui ! ça c’est du solide. Malheureusement, personne n’y croit plus vraiment à cause du zèle des commissaires qui se croient « indésoudables ». Les Chinois ? Peut-être ? Pourquoi pas ? Le « péril jaune » et le Covid aidant, Ça peut être un bon alibi pour détourner la colère populaire des ronds-points ?

Bon, assez parlé des voyous, revenons aux choses sérieuses.

Après « l’esclavage » est venu le « servage » sous la monarchie, puis, avec la Révolution bourgeoise de 1789 s’est installé au pouvoir le « Capitalisme financier devenu libéral » qui, au moyen de la « propriété usurpée des moyens de production », de « l’actionnariat » et du « salariat », pille sans la moindre retenue le fruit du travail des Humains.

Le domaine « politique » existe aujourd’hui, en apparence, de façon autonome, mais il est entièrement contrôlé, colonisé, asservi aux volontés des financiers voyous. Il est par excellence l’outil d’exercice des « POUVOIRS » de cette caste. Ce n’est pas sans raisons que le « Robert » donne comme synonyme au mot « politique », le mot « Tactique ». Aussi, pour ne pas céder à la formule facile « Tous pourris » et pour y voir un peu clair,

INTERROGEONS-NOUS ?

Puisque notre société d’aujourd’hui devient dangereuse, toxique et mortifère, incapable de répondre aux aspirations générales des citoyens, à développer une société plus HUMAINE, plus ECONOME et plus ECOLOGIQUE, plus EMANCIPEE et plus LIBRE, plus profondément EGALITAIRE, plus SOLIDAIRE et plus COOPERANTE, en un mot plus DEMOCRATIQUE ? Les seules vraies bonnes questions que l’immense majorité d’entre-nous devrait se poser sont :

–       Comment sortir pacifiquement de l’emprise des pouvoirs dominants actuels ?

–       Comment échapper à la glu de nos « Ornières mentales » pour libérer nos capacités créatrices ?

–       Comment s’organiser pour INVENTER et CONSTRUIRE une nouvelle société conforme à nos attentes et permettant notre SURVIE ?

–       Sommes-nous CAPABLES et MÛRS pour un tel exploit ?

–       OSERONS-NOUS LE TENTER ?

EN FAIT, COMMENT – SI TANT EST QUE CE SOIT POSSIBLE PACIFIQUEMENT ET PAR « VOLONTARISME » – SORTIR HOMO-SAPIENS DE SA CRISE « D’ADOLESCENCE » ?

De la réponse que nous donnerons à cette question dépend sans doute le DEVENIR ou la DISPARITION de notre espèce ou pour le moins de notre « civilisation », celle-ci serait-elle devenue industrielle, numérique et en apparence indestructible.

Il faut vraiment être aveugle pour ne pas se rendre compte que non seulement elle devient inadaptée, inhumaine et mortifère pour l’espèce et le vivant lui-même ? Mais, en même temps, elle devient de plus en plus « fragile », voire dangereusement « téméraire ».

Les comportements erratiques, les fausses solutions, les « fuites en avant », générés par le « TOUT POUR MA GUEULE » des pouvoirs dominants, par lesquels nous nous laissons encore majoritairement subjuguer, menace notre survie. Oui ! Hélas, Il y a « le feu au lac » et il est grand temps de nous faire tous pompiers.

Certes, ce n’est pas simple de briser une telle « chrysalide ». (J’utilise ce terme parce qu’il traduit exactement la situation d’Homo-Sapiens telle que je la perçois) En effet, ce qui est évident, (pour moi en tout cas,) c’est que la société n’évoluera désormais, que si L’ÊTRE HUMAIN se montre CAPABLE dans son immense majorité, de SE TRANSFORMER LUI-MÊME, INDIVIDUELLEMENT ET DE PORTER UN NOUVEAU REGARD SUR SES CONGENERES ET SUR LUI-MEME, REGARD PLUS GENEREUX, PLUS FRATERNEL, PLUS COOPERATEUR, POUR PERMETTRE A L’ESPECE D’EVOLUER COLLECTIVEMENT VERS PLUS D’HUMANITE.

Et comme je dis souvent : Qu’on ne vienne pas nous dire que nous serions CAPABLES de construire grâce à la coopération de milliers d’individus un avion de 500 tonnes et INCAPABLES d’inventer et de faire fonctionner une SOCIETE qui convienne à nos besoins.

Qu’on ne vienne pas me dire que la solution à nos troubles et difficultés sociales réside en l’élection d’un grand couillon qui se prend pour César, dans la concurrence sans limites, dans l’enrichissement des plus riches et d’une générosité éclairée qui leur est inconnue.

Qu’on ne vienne pas me dire que l’intelligence humaine mise en coopération, confiante en elle-même,

rassemblant ses immenses CAPACITES créatrices, ne serait que « désordre » ? D’ailleurs qui prêche cela ? Sinon les malades du pouvoir ?

DES SIGNES PRECURSEURS DE GRANDS CHANGEMENTS

Dans nos sociétés, aujourd’hui, nous voyons donc poindre des signes « expérimentaux », prudents, timides, dans des domaines et avec des « mobiles » souvent étriqués, se refusant même à élargir leur réflexion. Ils n’offrent pas de perspectives d’évolution globales et rapides. Mais certains de ces signes sont lourds de signification et s’ils sont la cible du système de pouvoir existant, c’est moins à cause de leur soi-disant « dévoiements » que de leur pertinence qui menace le système établi.

Voyons quelques cas :

L’EGALITE et le COMBAT des FEMMES :

Les femmes se révoltent depuis longtemps contre les conditions qui leurs sont faites par les pouvoirs dominants, par les religions, par le patriarcat. Passant, lorsqu’elles s’affirment, du qualificatif de « Pétroleuses » à celui de « Suffragettes ». Il n’y a tout de même que depuis quelques années qu’en France, pays, dit des droits de l’Homme, elles peuvent avoir un compte en banque sans tuteur masculin. Mais la grande faiblesse de ces luttes est qu’elles ne se concluent jamais clairement par l’idée que la condition des femmes ne pourra changer réellement que lorsque seront abolis : La « propriété » qui les considère comme des « choses », le « Hiérarchisme » qui est la négation absolue de l’égalité,  les principes « religieux » qui, quelle que soit la religion, affirment la prédominance de l’homme, et enfin, les prétentions masculines qui s’expriment, même dans le monde des « dominés », pourtant largement concerné par le combat pour l’égalité, monde où certains individus pensent encore que la femme est « inférieure » à l’homme, s’autorisant des actes de domination, des coups et des crimes.

En matière d’égalité une autre avancée timide mais palpable est en marche. J’ai déjà évoqué ce fait. C’est que les êtres humains commencent à percevoir, au travers des trouvailles scientifiques et notamment génétiques, qu’ils sont, certes semblables mais surtout UNIQUES et donc DIFFERENTS de tous leurs semblables. DIFFERENTS GENETIQUEMENT (Indispensable à la non-dégénérescence)

DIFFERENTS BIOLOGIQUEMENT (Partie visible de nos non-ressemblances) mais surtout – et c’est ce qui encore retarde dans notre conscience – DIFFERENTS MENTALEMENT, différence qui démultiplie nos capacités à PENSER INDIVIDUELLEMENT et COLLECTIVEMENT, plus judicieusement.

Pas un seul d’entre-nous ne peut penser comme son voisin, même s’il le voulait, il ne le pourrait pas. C’est même là une caractéristique fondamentale d’Homo-Sapiens. Et, peut-être de tout ce qui « pense » dans le monde vivant ?

C’est cette caractéristique qui est le fondement même de notre EGALITE.

Tous EGAUX parce que tous DIFFERENTS.

Si nous intégrions bien ce fait, si nous ne faisions pas autant de vains et souvent de criminels efforts pour uniformiser, ou pour stériliser, ou pour s’aliéner, soumettre et souvent abuser de la pensée et des actes de « l’autre », l’espèce humaine ferait des progrès fulgurants et mieux adaptés à ses réels besoins.

Le REFUS DE VOTE de 60 à 70% des ELECTEURS :

Dans le champ politique, le comportement d’une majorité d’électeurs est significatif d’un immense bouleversement mental. Oh certes, les adeptes du système politique de la 5ème République, qui veulent absolument garder le pouvoir, quels que soient les résultats des élections qui, pourtant, les fait minoritaires et illégitimes, ne seront pas d’accord avec moi, mais ce n’est pas important.

Ce qui est important c’est qu’une majorité de citoyens, qui ne savent peut-être pas encore très bien ce qu’ils veulent mais qui savent bien ce qu’ils ne veulent plus, REPUDIENT les institutions de la 5ème République. Ils répudient également les Partis qui se vautrent dans cette infamie, y ajoutant les adeptes du système (majoritaires ou opposants) qui ne cessent de les décevoir.

On notera en passant, que ce comportement « abstentionniste », à la limite « anarchiste » sur quelques ronds-points, met également en question la « Délégation de pouvoir » et les « rapports d’autorité ». Et ça, ça fait trembler les « Poulaillers d’acajou » du 16ème arrondissement, de Neuilly et des ministères.

La REVENDICATION d’une REPARTITION des RICHESSES plus EQUITABLE.

La pandémie de COVID est grave, mais elle est venue opportunément révéler la fragilité de notre condition en tant qu’espèce vivante. Certes, elle révèle aussi les immenses capacités humaines à se défendre grâce à ses savoirs qui, pourtant, ne couvrent qu’une infime partie de nos méconnaissances.

En même temps, cette pandémie a mis en évidence toute la nocivité des choix politiques des pouvoirs libéraux actuels, notamment en matière de santé publique. Mais cette nuisance va bien au-delà.

C’est que, sans le dire vraiment, Les pouvoirs dominants avides et boulimiques de s’enrichir pensent que les pauvres (qui sont le résultat de leurs œuvres), les malades, l’instruction et l’éducation des enfants, les salariés qu’ils mettent au chômage, les services publiques qui fondent et protègent l’unité et l’égalité dans le pays, les mutuelles qui sont un mauvais exemple avec leurs solidarités, ils pensent que tout cela coûte TROP CHER.

Leur préoccupation est systématique et constante : Dégrader ces progrès de la civilisation, pour mieux les « privatiser » pour ceux qui sont rentables, pour se les accaparer et empêcher de vivre tout autre système que celui du « marché capitaliste »

En fait ils perpétuent avec plus de rouerie les préceptes de « Clémence Royer » traductrice répudiée de Darwin, qui prônait, (Fin 19ème) pour la « pureté de la race », blanche bien entendu, que l’on cesse d’aider les pauvres, forcément moins intelligents que les riches et que l’on cesse de soigner les malades qui nuisaient au bon état de l’espèce.

De ce fait, et cela commence à être mis en cause, les excès de pouvoir, les enrichissements indus de nos parasites milliardaires, leur main mise totale sur le « monde politique », apparaissent dans toute leur aberration. Cela contribue à la prise de conscience que ces individus et leur système de pillage du travail humain doivent être mis hors d’état de nuire.

Certes, nous n’en sommes pas encore à considérer comme un bien commun, collectif, l’ensemble des entreprises et les richesses créées par le travail et leur gestion par ceux qui produisent. Mais cela ne manquera pas de venir.

L’AMPLEUR DE LA PRISE DE CONSCIENCE DES DEGRADATIONS DE L’ENVIRONNEMENT ET DU CLIMAT.

L’écologie, la préservation des ressources, la diversité des espèces dont nous sommes un des éléments, la diversité génétique qui préserve l’avenir, les mesures propres à préserver la vie des dégradations climatiques, tout cela correspond à une prise de conscience récente. Certes, d’énormes inquiétudes, affolements et ambitions opportunistes en résultent. Mais des avancées apparaissent qui dépassent largement les contorsions des seuls écologistes qui, comme tous les autres misent sur quelques pseudo pouvoirs politiques.

Bref, ces quelques « avancées » ne couvrent pas tous les domaines de mutation, mais ils expliquent l’immense malaise des êtres humains que nous sommes, dont le « mental » est tiraillé entre le présent dont nous prenons plus ou moins conscience qu’il devient invivable et mortifère et un « futur » qu’il nous faut entièrement penser et construire COLLECTIVEMENT, sans être certains qu’il conviendra aux besoins de la survie de l’espèce.

Et c’est là que nous avons besoin de ne pas nous galvauder dans des choix stériles.

C’est là que nous avons besoin de NOUS MANIFESTER LES UNS LES AUTRES UNE IMMENSE CONFIANCE, besoin de croire en la capacité de notre espèce à MOBILISER LA CREATIVITE HUMAINE et L’INTELLIGENCE COLLECTIVE DE TOUS dans un système DEMOCRATIQUE de qualité très nouvelle, très supérieure, qui échappe au parasitisme « criminel » (Et je pèse mes mots) des financiers pilleurs, grands malades de leurs addictions.

C’est ce qui me fait dire que nous avons la chance de vivre une époque extraordinaire époque dans laquelle nous sommes tout en même temps ACTEURS et BENEFICIAIRES d’une véritable MUTATION REVOLUTIONNAIRE, MENTALE, ANTHROPOLOGIQUE de l’ESPECE HUMAINE.

Autrement dit, il nous faut envisager de progresser en même temps, de façon organisée, délibérée, méthodique et prudente dans TOUTES LES COMPOSANTES DE LA VIE DES ÊTRES HUMAINS et dans le plus grand respect du monde vivant dont nous dépendons.

En fait, nous vivons encore en PREDATEURS, (même si certains d’entre-nous le sont moins que d’autres,) pillant sur la planète tout ce qui peut l’être, sans souci de son épuisement et il nous faut devenir des GERANTS AVISES, ECONOMES, PREVOYANTS, même si nous devons pour cela renoncer à quelques aisances et mettre à mal les addictions au fric et au pouvoir de nos riches malades.

REVOLUTION GLOBALE, ANTHROPOLOGIQUE, MENTALE et HUMAINE.

Du pire et du « désordre nécessaire », peut naître le meilleur ! Si nous le voulons vraiment !

Les remarques ci-dessus étant faites, j’ai souvent dit que les évolutions mentales et sociétales s’étalent sur des temps qui dépassent le temps d’une vie humaine et pour cette raison, elles échappent en partie à notre sagacité.

Cependant, je peux témoigner, à partir de mon âge, de mon expérience, de la vie politique et de mon activité sociale et citoyenne, que des changements considérables sont intervenus depuis, grosso-modo, la dernière guerre mondiale (Environ 70 ans). Et que ces évolutions de la conscience humaine, (Je n’évoque pas là les progrès scientifiques, économiques, industriels etc. Qui y contribuent) s’accélèrent.

Certes, certaines dégradations sont peut-être irréversibles ?

Aparté : J’oserai faire une comparaison nostalgique qui illustre assez bien mes propos.

Je pense qu’Homo-Sapiens est à un stade d’évolution sensiblement identique à celui de la larve de la libellule qui, à un moment qu’elle ne choisit pas, est poussée par la nature même, à se transformer de « bestiole » peu sympathique, carnivore et prédatrice, vivant dans l’eau, en chrysalide, de laquelle émergera une magnifique et sympathique libellule. Mais la libellule ne maîtrise pas les conditions de sa naissance.

Autrefois celles-ci, multicolores, pullulaient et enchantaient le dessus des prés, qui leur offraient gîte et nourriture, ces prés étant eux-mêmes odorants, piqués de coquelicots de bleuets et de marguerites.

Aujourd’hui, hélas, les libellules ont presque disparu, les prés sont bitumés. Ils accueillent des parkings pour grandes surfaces et autres touristes encore trop ignorants ou indifférents à ces destructions.

Je souffre lorsque j’entends des touristes et leurs enfants s’extasier devant « l’Amasse », cette petite rivière qui passe au bout de notre jardin. Comment les enfants admiratifs peuvent-ils imaginer devant cette rivière devenue un égout puant et stérile à l’eau saumâtre, qu’elle était encore il y a 70 ans, pleine de végétation, de sagittaires d’iris d’eau, de cresson que nous mangions, de poissons variés, de couleuvres, de grenouilles et têtards, de moules d’eau douce, avec une eau claire dans laquelle nous nous baignions et où nos parents rinçaient leur linge ?

Mais il n’est jamais trop tard pour faire de meilleurs choix.

Ce qui est certain, c’est que ces choix devront être fondamentaux, rapides et s’inscrire autant que possible, dans le sens de l’évolution REVOLUTIONNAIRE. Et plus nous tarderons, plus nous hésiterons, plus ils devront l’être. A moins que notre espèce ne se montre « suicidaire ».

Entendons-nous bien sur le sens du mot et de l’acte « REVOLUTIONNAIRE »

En premier lieu, précisons que la « REVOLUTION » ne se décrète pas. Tout au plus peut-elle être espérée et accompagnée ! Elle a lieu quand les conditions en sont réunies. Elle résulte toujours d’une lente évolution qui appelle à un changement de nature, un changement « qualitatif », du domaine dans lequel elle s’exprime. Elle correspond toujours à un BESOIN » de l’évolution. Il en résulte toujours une « mutation » profonde qui peut être douce ou violente. On peut parler de « Révolution industrielle », de « Révolution numérique ». Mais dans tous les cas, celles-ci s’inscrivent dans une mutation profonde du domaine concerné. Nous savons que les êtres humains peuvent être plus ou moins conscients de cette évolution, en fait, leur propre évolution leur échappe souvent et donc, y intervenir efficacement n’est pas évident.

Toute l’histoire humaine nous montre que les « humains » même équipés de leurs qualités et de leurs savoirs, subissent plus qu’ils ne maîtrisent leur évolution. Inverser cette « règle » reste notre destin. Encore faut-il que nous en ayons une conscience et une volonté élevées.

La « REVOLUTION SOCIALE ou SOCIETALE » n’échappe pas à cette règle. Et si elle fut le plus souvent violente et coûteuse en vies humaines, c’est essentiellement en raison qu’elle oppose des classes sociales antagonistes et irréconciliables. Exploiteurs et exploités. Dominants et dominés, dont les actes s’inscrivent dans les tares et ornières de la violence et du rapport de force issus du Néolithique.

Tant que les intérêts de chaque classe sociale géreront ces contradictions, tant que seront oubliés les intérêts de la survie de L’ESPECE, qui impliquent la DISPARITION des rapports hiérarchiques de pouvoirs et de classes, rien ne pourra évoluer normalement. Tel est, en tout cas, mon sentiment.

Ne jamais oublier le FOND, la TRAME, DETERMINISTE qui, de fait, conduit ces RE-EVOLUTIONS.

Je dis souvent que nous avons la chance de vivre une étape extraordinaire de l’évolution d’HOMO-SAPIENS. Je résume les raisons de cette pensée positive. Nous en avons besoin en ces temps de trouble mental, de morosité, de menace COVID et de destruction de notre environnement vital par le capitalisme libéral.

En premier lieu il nous faut bien mesurer le fait que ce qui nous met en malaise ne provient pas seulement des problèmes et contradictions qui se révèlent à nous par notre vécu, mais provient surtout de notre CAPACITE MENTALE A EN PRENDRE CONSCIENCE.

Nous prenons également conscience que nous sommes CAPABLES, SI NOUS L’OSONS, de résoudre les contradictions qui s’expriment et donc d’INVENTER ET DE METTRE EN PRATIQUE LA SOCIETE NOUVELLE DONT NOUS AURONS BESOIN POUR SURVIVRE.

Je n’aurai pas la prétention de tracer seul le sens et le cheminement nécessaires. Mais je me sens une obligation de DIRE ce que j’en pense. Et vu mon âge, on m’accordera qu’il ne peut être question d’ambitions personnelles. Non ! Il s’agit uniquement de poser sur la table commune quelques réflexions qui, seraient-elles farfelues, à l’occasion, me semblent pouvoir être utiles.

Je pense en effet que nous sommes engagés, que l’espèce humaine est engagée dans :

UNE REVOLUTION MENTALE, PHILOSOPHIQUE et ANTHROPOLOGIQUE.

            Révolution mentale en ce sens où notre cerveau atteint un niveau d’évolution qui lui permet d’accéder à une conscience suffisante de notre état, pour engager les transformations nécessaires à sa réelle humanisation. Et ce ne sont pas les menaces de quelques attardés fanatiques religieux qui doivent nous faire douter.

Révolution philosophique en ce sens où depuis Marx, nous sommes engagés dans une remise en cause radicale de l’Idéalisme métaphysique au profit du Matérialisme dialectique. Celui-ci, après bien des turpitudes et quelles que soient les contorsions des « croyances », religions et autres ésotérismes, ne peut que s’imposer comme la philosophie du futur, du mouvement, de l’interdépendance, d’un monde D’HUMANITUDE. Cette « révolution » s’impose déjà profondément dans les domaines scientifiques et économiques.

Révolution anthropologique en ce sens où cette orientation philosophique résulte du processus d’évolution de l’espèce humaine tout entière. Elle en accélère les transformations. Elle commence à permettre à l’espèce de mettre en relation la multitude des interactions, des influences, des éléments qui nous construisent et nous constituent.

Ces trois bases entraînent obligatoirement l’alignement des principaux domaines de la vie publique, à savoir, pour le moins :

UNE REVOLUTION ETHIQUE

            Révolution éthique en ce sens où Homo Sapiens est amené à reconsidérer :

D’une part : Le regard qu’il porte sur lui-même et sur ses semblables et EGAUX, regard qui doit se soustraire au hiérarchisme, à l’envie de « pouvoir », pour devenir plus sain, plus généreux et plus émerveillé.

Et d’autre part, il doit revoir sa position dans l’univers du monde vivant ainsi que, pour sa propre survie, il doit abandonner les rapports dominateurs, vaniteux, saccageurs, qu’il entretient avec celui-ci.  

Révolution éthique également, en ce sens où, le « rapport hiérarchique de pouvoir et de domination », comme « l’inégalité », comme la « violence », doivent devenir de véritables TABOUS, en même temps que doit s’imposer le RESPECT ABSOLU de l’individu, du monde vivant et de la matière.

Cette « révolution » implique notamment que SEUL, le travail personnel de l’individu permette l’acquisition de BIENS. Également que disparaisse le « salariat » dans sa fonction et sa forme actuelle.

UNE REVOLUTION ECONOMIQUE

            Révolution économique bien entendu, dans la mesure où cet espace est entièrement accaparé et torturé par la classe dominante qui abuse d’un droit usurpé de « propriété » (Sociétés anonymes et actionnariat), non seulement sur les moyens de production mais sur le fruit du travail du producteur de richesse par le biais du « salariat ». Cette avidité d’enrichissement pousse le pseudo-propriétaire, actionnaire parasite, à vouloir par tous les moyens, même les plus crapuleux, à accroître sans cesse la part de la richesse créée par le travail, à son profit.

Aparté : Je connais même, personnellement, un de ces « mercenaires » de la finance grassement payé, dont la fonction consiste, après avoir été catapulté par les principaux actionnaires, aux postes dirigeants des entreprises, pour soi-disant les « sauver », à les « torpiller », pour « justifier » l’élimination de filiales dites non-rentables, à les « dégraisser » d’une partie de leur personnel, où à les placer dans une situation financière permettant le « plan social » ou le rachat à vil prix par de riches commanditaires.

Comme on explique dans nos grandes écoles de commerce que « Dans le business il n’y a pas de morale », il est grand temps d’y imposer l’idée inverse.

La finance, l’économie, l’industrie, le commerce, ne se justifient que pour SERVIR L’HUMAIN.

En aucun cas, ces domaines ne devraient être utilisés pour satisfaire aux addictions d’une poignée de malades mentaux, de parasites, seraient-ils les plus « malins ». On imagine très bien le renversement des « pouvoirs » nécessaire en matière de gestion et de décision dans l’entreprise que ce « projet » impose.

Et par pitié, cessons de pleurer sur le sort de ces pauvres « actionnaires ». OUI, ce renversement suppose une REVISION DU DROIT DE PROPRIETE et une nouvelle REPARTITION DES POUVOIRS DE DECISION DANS L’ENTREPRISE, notamment en matière de répartition de la richesse produite. L’entreprise se voyant ainsi, au-delà d’une certaine ampleur, imposer enfin, le STATUT DE BIEN SOCIAL SOUSTRAIT A TOUTE PROPRIETE PRIVEE, aussi bien d’ailleurs qu’à quelque « nationalisation » que ce soit. L’Etat, de quelque tendance qu’il soit, et en cela je suis d’accord avec le libéralisme, n’a pas vocation à devenir « Calife à la place du Calife ». C’est au PRODUCTEUR, qu’en toute justice DEVRAIT APPARTENIR CE POUVOIR.

Donner enfin au TRAVAIL le sens de son UTILITE. Le partager entre tous et réduire son TEMPS comme le permet l’accroissement de sa productivité. Réduire ou organiser les « concurrences gaspilleuses » au profit des coopérations et de la solidarité. Voilà un projet mobilisateur d’énergie.

Une telle orientation ne nous emmènera peut-être pas dans la lune mais elle éliminera les millions de pauvres qui sous nos yeux, crèvent dans les difficultés permanentes sans pouvoir simplement vivre normalement.

J’entends parler de « revenu solidaire individuel » pour tous ? Pourquoi-pas ? Si le riche y est contraint et si des ajustements raisonnables en fonction de la quantité et de la qualité du travail de chacun est possible ?

REVOLUTION SOCIALE

            Révolution sociale en ce sens où, bien entendu, la LIBERTE, l’EGALITE, la FRATERNITE, la SOLIDARITE, la COOPERATION, la VRAIE DEMOCRATIE doivent cesser d’être des « sirops d’espérance, des mots vidés de leur sens, pour devenir des PRATIQUES SOCIALES DE PLEIN EXERCICE.

On notera que de nombreuses expériences ont été tentées depuis celle noyée dans le sang de la « Commune de Paris ». Diverses « révolutions » dites « prolétariennes » qui, malheureusement, faute de trouver le chemin d’une vraie démocratie qui leur était nécessaire, copiant, dans l’exercice du pouvoir les travers de la classe dominante, ont échoué. Du moins provisoirement. – Expériences diverses de « coopératives » – Reprises d’usines par leurs salariés – Communes en gestion citoyennes (Marinaleda Espagne, Saillant France) – Mouvements sociaux divers et variés, souvent limités à un domaine (Gilets jaunes, Insoumis, etc)

La révolution sociale, c’est l’espérance depuis toujours du monde ouvrier notamment Français.

REVOLUTION EDUCATIVE

L’EDUCATION de l’individu, de la personne, du producteur, du citoyen est devenu fin dix-neuvième siècle un enjeu de classe.

Auparavant L’INSTRUCTION était essentiellement confiée à l’église. Mais cette instruction avait un grave défaut. Elle était, à moins d’être « cadrée » par la religion, avec un contenu adapté idéologiquement et de rester sous l’œil vigilent du curé, EMANCIPATRICE. Par ailleurs, l’église n’y voyait qu’un moyen de s’aliéner les individus qu’elle accueillait et docilisait, un moyen de capter une partie de ses élèves pour alimenter ses séminaires et ainsi se perpétuer.

De plus, cet enseignement ne préparait pas aux besoins grandissants de l’économie bourgeoise et de son industrie en plein développement.

Par ailleurs, les ouvriers étaient dans leur masse exclus de cette instruction et commençaient à apprendre à lire, écrire, compter et à prendre conscience de leur condition d’exploité dans des « cercles » de travailleurs solidaires déjà organisés.

C’est alors que les pouvoirs bourgeois, qui tremblaient encore de la poussée démocratique de la Commune de Paris, décidèrent de prendre en main l’INSTRUCTION PUBLIQUE avec une ECOLE ouverte à tous, gratuite, laïque et obligatoire. Ils durent aller, sans gaieté de cœur, devant la pugnacité de l’église, jusqu’à la SEPARATION DE L’EGLISE et de L’ETAT.

Tout n’était pas réglé pour autant. Car il fallait instruire certes, mais l’école devait être un instrument idéologique efficace pour perpétuer et même consolider la société de classe telle qu’elle était à l’époque : Exploiteuse, colonialiste, revancharde et militariste.

De mon temps encore (1942-1951) l’immense majorité des élèves terminaient leur instruction avec le Certificat d’étude. Quelques très « bons » élèves passaient le concours d’entrée en 6ème, quelques-uns entraient à 14 ans en centre d’apprentissage. Nous étions seulement deux de ma classe à entrer au collège industriel Charles Guinot à Amboise. Le plus grand nombre était confié à l’apprentissage sur le tas, chez un patron ou à l’usine au plus bas de l’échelle.

En fait, depuis cette époque, les pouvoirs économiques et politiques sont hantés par cette contradiction entre l’obligation d’Instruire à un haut niveau et celle de maintenir idéologiquement au plus près de la « servitude volontaire ».

D’où cette suite ininterrompue de « réformes », de « saccages », de « ségrégations et sélections ». D’où cette vaniteuse volonté de s’emparer de l’EDUCATION. Le passage de « l’Instruction Publique » à « l’Education Nationale » n’est pas un avatar innocent mais l’affirmation de la volonté des pouvoirs dominants de se servir de l’école pour modeler les consciences.

Si je reviens sur cet historique, c’est pour mieux faire percevoir le sens de la « révolution indispensable » en la matière.

Rabelais qui n’était pas spécialement révolutionnaire disait en substance à propos de l’éducation :

L’enfant n’est pas un vase à remplir mais un feu à allumer.

Tout était dit. Ce projet reste à mener à bien.

REVOLUTION POLITIQUE

            Bien entendu, après tout ce qui précède, elle va de soi.

J’entends parler de : Nouvelle REPUBLIQUE. De Nouvelle CONSTITUTION. De Révolution CITOYENNE. De SOLIDARITE. De COOPERATION. De RESPECT DE L’HUMAIN. De BIO-DIVERSITE. D’ECOLOGIE. De SAUVEGARDE de la NATURE, de l’ENVIRONNEMENT. D’ENERGIE PROPRE et RENOUVELABLE. De PRODUCTION et de MARCHE de PROXIMITE. Et j’en oublie.

Mais c’est formidable tout cela. Et puisque nous ne pouvons l’obtenir avec le système politique actuel, et bien VIRONS-LE, EMPARONS-NOUS DE NOTRE DROIT AU POUVOIR DE DECIDER ENSEMBLE, puisque nous sommes condamnés à VIVRE ENSEMBLE.

CHICHE QUE NOUS EN SOMMES CAPABLES ?

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