Extrait de mourir la belle affaire

Nous sommes aujourd’hui le 11 Février 2022 et j’interrompe l’écriture de ma longue traversé de vie dans « Mourir la belle affaire… » sans savoir si je pourrais la poursuivre encore longtemps.

J’aimerais vous faire part de mes réflexions qui sont très simplement celles d’un Humain (Masculin) qui as encore la chance de pouvoir utiliser ses facultés intellectuelles en pensant comme je l’ai déjà écris que pour vivre aujourd’hui « il faut avant tout réunir beaucoup de talents ». Il semble qu’aujourd’hui et grâce à la réunion de certains de ces Talents, notre traversée va se prolonger de plus en plus et que notre place dans un monde sans aucun autre SAVOIR VIVRE que celui du profit en exploitant l’autre sera de plus en plus difficile à éviter.

Déjà n’ayant pas connu ma mère vivante car la société bien pensante « à ma place » lui avez fait enlever ses droits de mère, je devais forcement m’adapter et subir ses règles, et ses croyances. Et après avoir presque cru en suivant ces règles de vie : croyance, travail, famille, j’ai eu la chance aidé par certains accidents physiques de faire quelques poses qui m’ont permis d’apprendre à réfléchir (aidé par celles et ceux qui savent soigner ou remplacer les pièces défectueuses du corps). C’est ainsi que dans ces temps de repos forcé, avec l’aide de la lecture de nos historiens qui nous ont beaucoup rapportés et celle de nos écrivains et poètes qui ont entretenu ma curiosité sur le monde, qu’un choix s’est imposé à moi-même, dans la deuxième partie de mon parcours.

J’ai appris à respecter la terre nourricière en la travaillant, j’ai aimé la nature qui m’entoure en respectant  aussi toutes les autres espèces qui y vivent sans être happé par toute cette agitation orchestrée par certains de mes contemporains autour de nombreux sujets éphémères qui les occupent. C’est dans cette état d’esprit que  j’ai essayé d’aller échanger pendant pas mal d’années avec mes contemporains sans avoir aucune attache à des croyances autres qu’une recherche plus apaisée qui pourrait se faire ensemble autour d’un autre Savoir Vivre dans cette traversée dont nous ne connaissons pas la fin.

Nous voyons ces derniers jours, suite à une enquête journalistique concernant notre fin de vie et qui occupe tous les médias qui ont quelque chose à nous vendre, que la parole n’est jamais donnée aux personnes directement concernées.

J’ai évoqué dans mes écrits en dehors de la marchandisation qui est faite autour de cet « âge avancé » et aussi dans ces moments d’agitations politiciennes que sont les élections, le rejet que j’ai ressenti du fait de mon âge. Il m’a même été reproché (alors que je n’avais rien à vendre dans ce jeu de dupe) d’en savoir plus que tous ces militant-e-s bien plus jeunes qui arpentent l’espace public du trottoir aux ronds points et qui circulent aussi à bord de petits et gros véhicules avec des slogans réclamant le droit de consommer plus ! Mais moins cher !

Bien sur dans le fonctionnement de notre société rien ne nous prépare à l’avancée de l’âge. Cela permet d’ utiliser notre consentement pour nous faire approuver notre état de Domination.

Nous passons, une première partie de la petite enfance à l’adolescence à apprendre les codes de bonne conduite dictées par les religions et les règles imposées par la gouvernance de notre pays, afin de nous formater à  devenir des humains grégaires (éducation nationale). A l’adolescence nous sommes suivis et contrôlés (toujours par le même système éducatif) afin que l’impétuosité de notre jeunesse ne cause aucun trouble à cet ordre « dit public » et afin de nous convaincre de participer par l’emploi toujours sous contrôle des différentes structures qui sont la pour nous encadrer. Puis si aucune guerre (ce qui ne fut pas mon cas) ne vient entraver cette belle préparation à l’esclavage nous rentrons dans la production de biens (parfois parfaitement inutiles) dans la course au profit avec l’argent qui vient entretenir la surconsommation (qui enrichit certains d’entre nous) jusqu’au moment ou il est temps de sonner comme sur les champs de bataille LA RETRAITE.

Ce mot du vocabulaire  Guerrier  de plus en plus utilisé et  annonciateur de violence, sonne (pour encore beaucoup d’entre nous) comme une défaite.

Et même si on nous gratifie de quelques monnaies pour apaiser nos craintes de cette fin de vie il est très clair que nous devenons gênants surtout (si pour ceux qui en ont la chance) nous voulons sans participer, continuer à nous exprimer.

J’entends pourtant autour de moi,  dans ma deuxième partie de vie que j’ai organisée avec l’aide d’un seul autre être humain (féminin) qui veut bien m’accompagner dans cette traversé, des mots comme liberté, amour… vidés de tout leur sens qui me donnent simplement envie de dire « pourquoi m’en voulez vous autant je ne vous ai pourtant jamais rien donné ».

Bernard

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