construire du LOCAL AU MONDIAL

La sécession ne doit pas se réduire à un mouvement auquel les individus pourraient s’identifier à travers la revendication d’une appartenance. Cette appartenance se manifeste par l’utilisation et la promotion du vocabulaire de « la pensée unique » dont usent et abusent les politiques au sein des « COMMUNAUTES TERRIBLES » (celles même qui prétendent combattre le communautarisme).

Faire sécession doit permettre de rompre avec l’individualisme.

La sécession n’est en rien une fuite irresponsable. Il ne saurait y avoir d’éthique des responsabilités sans convictions.

La conviction dans la sécession est le contraire du destin ou de la carrière : la conviction c’est notre ligne d’émancipation, de libération. 

Faire sécession c’est aussi fuir les dispositifs de pouvoir, « l’assistante sociale qui veut nous réinsérer, le conseiller d’orientation et nos parents qui veulent nous aider à définir notre avenir, le syndicat qui veut nous encarter à la fin de la grève sauvage, les parents qui veulent sauver notre mariage, la psychothérapie, les juges, les flics et moi même, lorsque je rédige mon CV et élabore mon projet de vie, ma carrière mon avenir » Simon RUPTURE.

 Faire sécession exige la recherche du REEL dont nous sommes à tout moment détournés (avec notre consentement implicite) afin de le rendre VISIBLE : cela nous amène obligatoirement à  faire des choix… pour cela nous devons renoncer à…

Faire sécession est bien RUPTURE et ne doit  pas une fois de plus  n’être qu’une adaptation par certains courants politiques à des fins électorales :

« une vraie rupture est une chose sur laquelle on ne peut pas revenir, qui est irrémissible parce qu’elle fait que le passé a cessé d’exister ».

Faire sécession n’est  pas une fin en soi ce n’est qu’un outil de libération pour entreprendre la déconstruction de notre système de gouvernance.

Partant de ce chantier, bien d’autres pistes restent à rechercher et exploiter qui viendraient enrichir un travail de reconstruction.

Faire sécession ne signifie pas prendre position contre des partis politiques ou des idéologies au service du pouvoir C’est refuser le langage commun du politiquement correct.

La reprise d’une position politique (gestion de la cité) ne pourra se faire qu’après avoir fui tous ces prédateurs qui veulent nous encadrer dans des structures normatives et gestionnaires qui nous dépossèdent de notre expression directe et  nous privent de nos capacités à rechercher notre émancipation.

Faire sécession doit nous aider à nous réapproprier la chose publique par la dissidence qui nous est interdite par un système institutionnel dit démocratique qui nous écarte à tous moments et dans tous les domaines de nos désirs de réfléchir notre condition humaine.

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